
Les agents de plusieurs établissements publics ont alerté le 23 juin sur le "danger de mort" qui les guettait avec les projets de réforme de leur statut et de leurs fonctions et ont reporté au 2 juillet leur manifestation, en raison de la canicule.
"Nos agences et établissements subissent tous les mêmes choses : la casse des statuts, la suppression d'emplois, l'augmentation du nombre de contractuels, des fusions à répétition, l'érosion des subventions, des coupes budgétaires", a énuméré Lise Soulier, représentante CGT à l'Institut national de l'information géographique et forestière (IGN), lors d'un point presse organisé en visioconférence. Une manifestation était initialement prévue à 13h30 devant l'Assemblée nationale mais a été reportée au 2 juillet à 13h30 aux Invalides à Paris.
"Ces attaques à répétition détériorent nos conditions de travail, précarisent nos effectifs et nous empêchent d'accomplir nos missions, en particulier les missions de service public", a-t-elle ajouté, regrettant que le gouvernement serve, selon elle, "les intérêts du privé et détruise pièce par pièce nos services publics en s'attaquant aux agences de l'Etat".
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Des coupes dans les budgets, des pertes d'autonomie
Lors du point presse, plusieurs représentants de différents organismes et établissements publics rassemblés dans le collectif "Agences en lutte!" ont pris la parole : Caue (Conseil d'architecture, d'urbanisme et de l'environnement), Ademe (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie), Santé publique France, Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail)...
Ils ont fait état de licenciements, de coupes dans leurs budgets ou encore de mobilités forcées du fait du projet de rapprochement local de l'Ademe et des directions régionales de l'environnement, de l'aménagement et du logement (Dreal), qui agissent sous l'autorité du préfet de région.
"Toutes ces agences sanitaires ont été créées justement pour bien séparer l'évaluation de la gestion, et permettre aux politiques ou décideurs de prendre des décisions de manière totalement éclairée. Aujourd'hui, remettre en cause les opérateurs publics, dont les agences sanitaires et environnementales, est un reniement de l'histoire", a affirmé Olivier Catelinois, épidémiologiste à Santé publique France.
Pour Christophe Girard, de l'Agence nationale de la cohésion des territoires (ANCT), il y a "urgence sociale, sanitaire pour les habitants, pour les territoires, mais également pour les personnels de nos agences qui sont en grave difficulté et parfois en danger de mort".