
Les premières analyses des ossements découverts sous une église de Maastricht, aux Pays-Bas, ne permettent pas de déterminer de façon certaine s'ils appartiennent au célèbre mousquetaire D'Artagnan, mort en 1673. Les autorités locales annoncent de nouvelles investigations pour tenter de lever le doute.
"A la fois des indices et des nouvelles questions"
Des analyses complémentaires sont nécessaires pour établir si les restes humains retrouvés dans la nef d'une église de Maastricht sont ceux de Charles de Batz de Castelmore, dit D'Artagnan, ont indiqué jeudi 2 juillet 2026 les autorités de la ville. Après plusieurs mois de spéculations et de critiques sur le déroulement des premières investigations, la mairie explique que les premiers examens apportent "à la fois des indices et des nouvelles questions". "L’origine du squelette et les circonstances du décès restent pour l’instant incertaines", précise-t-elle dans un communiqué.
Selon les autorités, "les caractéristiques du squelette correspondent à ce que l’on sait historiquement de d’Artagnan, mais elles ne sont pas suffisamment précises pour permettre une identification définitive. Des recherches supplémentaires sont donc nécessaires". La découverte, annoncée en mars, dans une église moderne dont les origines remontent au moins au XIIIe siècle, avait suscité un important intérêt médiatique dans le monde entier.
Toutes les hypothèses restent ouvertes
Originaire de Lupiac (Gers), Charles de Batz de Castelmore a servi les rois Louis XIII et Louis XIV. Le mousquetaire a inspiré au XIXe siècle le héros des "Trois Mousquetaires" d'Alexandre Dumas, popularisé ensuite par de nombreuses adaptations. Tué lors du siège de Maastricht en 1673, vraisemblablement par un tir de mousquet, son lieu de sépulture n'a jamais été identifié avec certitude.
Selon le média régional L1, des erreurs auraient été commises lors des premières fouilles, entraînant la perte d'informations importantes. La mairie, qui a ensuite conduit des fouilles d'urgence, reconnaît que ces conditions ont affecté l'enquête. "Aucune documentation archéologique n'ayant été établie conformément aux normes habituelles avant les fouilles d'urgence, une partie du contexte archéologique a été perdue", indique le communiqué.
"La perte de ces informations limite les possibilités d’interpréter pleinement la tombe et le squelette", ajoutent les autorités. Des analyses archéologiques, historiques et génétiques supplémentaires doivent désormais être réalisées. D'ici à leurs résultats, les autorités estiment que toutes les hypothèses restent ouvertes.